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Le Moulin de CAUCRIAUMONT


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Le Moulin de CAUCRIAUMONT dit aussi « le Vieux Moulin »

 

Portant le N° 38 sur l’inventaire des sites hydrauliques de la Brèche, situé sur sa rive gauche, à l’origine moulin à blé il appartenait aux religieux de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem dont la Commanderie était à Laigneville, c’était un moulin à deux « tournants » il fut aussi à tan et à huile. Suite à une transaction passée entre les parties le 10 avril 1686 qui ne fut pas respectée. Le 8 juin 1687, une sentence fut rendue par le maître particulier des eaux et forets du baillage de Senlis, entre messire Louis LECONTE chevalier Seigneur des Landes et Monchy Saint Eloi lieutenant Colonel du Régiment du Pièmont demandeur, et frère Jean-Baptiste GORILLON religieux de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, Commandeur et Seigneur de Laingueville. En 1769, Antoine CAUVILLE est déclaré huilier du moulin à huile et pêcheur de poissons. Au XVIII ème siècle, le moulin est converti en manufacture de papier ; Antoine DELATTRE y exerce cette industrie sous Louis XVI. Le moulin appartient alors à la Famille TRICOT qui le vendit en date du 17 février 1793 pardevant Maître JOLLY Notaire à CREIL, à Alexis DESCHAMPS et son épouse Germaine CHARLES

Rendu en 1796 à la mouture des grains ; mais CAMBRY qui fut préfet de l’Oise nous apprend qu’un des tournants est employé l’hiver à faire de l’huile de navette et de pavot.

Tout près du Moulin se trouvait une tourelle qui marquait l’extrémité de la  terre du Château a proximité se trouvait une prise d’eau qui permettait l’alimentation des canaux, du plan d’eau, du parc et du lavoir de Monchy par l’intermédiaire d’une vanne « appelée vanne de la tourelle » dont l’utilisation fut l’objet de fréquentes controverses entre les meuniers et les propriétaire du Château, jusqu’au jour du 4 février 1819, ou M.DEYEUX décida de régler le problème à l’amiable en faisant intervenir l’ingénieur en chef des eaux et forets du Département de l’Oise. Un accord fut passé entre les parties sous forme d’une transaction, devant Maitre BOULLANGER Notaire à Liancourt.

Au 19ème siècle, le sieur DESCHAMPS, tout en conservant l’ancien système, introduisit des améliorations notables, 4 machines appelées diables, 3 chaînes de chapelets allant jusqu’au 3ème étage, une bluterie anglaise, une sacherie, 2 machines à monter les sacs ; il y avait deux roues à aubes, et 2 paires de grandes meules.

Suite a une réglementation officielle faite par décret le 28 janvier 1849.

D’importants travaux furent réalisés pour mettre la retenue d’eau en conformité.

Après la mort en 1858 de Marie-Anne GOUMANT veuve de Etienne DESCHAMPS, une liquidation des biens fut faite par devant Maitre Louis CHEVALLIER notaire à Liancourt. Les biens furent répartis pour 1/3 à chacun entre :

  1. Auguste PELLETIER notaire honoraire, mandataire de Mme Antoinette, Geneviève DESCHAMPS son épouse,
  2. Monsieur Joseph GAILLARD fabricant de sucre indigène, mandataire de Mme Lucie, Céline DESCHAMPS son épouse.
  3. Mr Charles, Isidore DESCHAMPS farinier, demeurant à Laigneville.

 

Cette belle usine manutentionnait 8.000 hectolitres de blé par an.

En 1848 M. DESCHAMPS (père) alors Maire de Laigneville fit construire à ses frais une passerelle permettant de traverser la brêche en amont de son moulin au niveau du déversoir

En 1876 le moulin fut loué à MM. LAINE & MIRAUX, mais trois ans plus tard, ceux-ci demandèrent la résiliation de leur bail. Une prisée fut réalisée et il s’avéra que le moulin avait subi d’importantes dégradations et de ce fait avait perdu beaucoup de sa valeur.

Des travaux furent réalisés en 1899 par M. BRISPIERRE entrepreneur de maçonnerie à Laigneville.

Le Moulin fît partie de nouveau du Domaine de Monchy aux environs de 1900 racheté par la famille DAILLY qui y installa une turbine en 1910 pour produire l’électricité nécessaire à son Château.

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